L'Atlantide, un paradis perdu... eh bien, j'en ai retrouvé un, paradis perdu. C'est le premier été, depuis que fiston est né, que je peux lire! Je n'ai pas retrouvé ma vitesse de croisière d'antan, mais j'ai tout de même pu dévorer
- La conspiration des Franciscains de John Sack. Intéressant mais trop "épivardé".
- Le bien des miens de Janette Bertrand. Inégal et un peu naïf, je dirais, rien de nouveau sous le soleil.
- La trace de l'escargot de Benoît Bouthillette. Mes hommages, M. Bouthillette, c'est captivant et merveilleusement bien écrit. C'est la première fois aussi que je rencontre un personnage d'homme si attachant parce qu'il nous livre ses moindres pensées. Moi, Benjamin Sioui, inspecteur de la SQ, autochtone, daltonien, peintre, cocaïnomane et amoureux, il m'a tout à fait ensorcelée. C'est à la base un polar, mais c'est tellement plus en raison de toutes ces références culturelles et artistiques qui peuplent le livre. Tout à fait mon genre!
- 20h17 rue Darling de Bernard Émond. Du bon stock, ça aussi! Rapide et efficace!
- Instruments des ténèbres de Nancy Huston. Je l'avoue, c'est la première fois que je lis Nancy Huston. Pourtant j'avais suivi avec délectation ses émissions à la radio de Radio-Canada en 1995 "Tombeau de Romain Gary", mais j'en ai marre des romans où le personnage principal est un romancier ou une romancière qui analyse son acte d'écrire, qui s'interroge sur ses capacités... au moins, dans le roman qui nous occupe, elle intercale les chapitres du roman que le personnage Nadia/Nada est en train d'écrire. Je suis heureuse d'avoir surmonté ma peur de Nancy Huston.
- Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon. Un autiste de 15 ans mène sa propre enquête au sujet de la mort du chien de la voisine. Ça a l'air un tantinet simpliste, dit comme ça, mais non, il y a de la chair autour de l'os en masse. Un bon roman à faire lire à mes élèves...
- et là, j'ai commencé depuis hier Hadassa de Myriam Beaudoin. Depuis que je suis adolescente, j'ai toujours été fascinée par "l'univers juif". Ce roman est pour moi une autre façon d'avancer un peu plus dans ce monde protégé, un brin ésotérique. Certains amis juifs m'ont dit que j'en savais plus qu'eux-mêmes sur leur culture.
Bon, je me sens un peu coupable, car il faudrait bien que je relise Germinal de Zola afin de préparer un document qui va faciliter l'abord de cette oeuvre monumentale à mes élèves de 5e secondaire. Je veux leur offrir un genre de carnet de bord avec des pistes de réflexion, des explications de certaines réalités politiques et morales de l'époque. La frontière est mince entre un document qui leur mettrait tout cuit dans la bouche et celui de mes rêves: celui qui leur donnerait le goût de sentir ce qui se passe de grandiose et de dramatique dans Germinal. Je veux tellement qu'ils puissent réfléchir tout seuls! Il faudrait bien pour cela que je me mette au travail sans trop tarder... la rentrée approche!