Un peu de baume sur mon coeur: j'ai eu des nouvelles de mon amie qui habite à Bordeaux. Elle a deux enfants qui font toute sa joie, elle aussi. Elle est prof, elle aussi. L'épuisement la guette, elle aussi. Mais, chez elle, c'est déjà le printemps, le vrai! Ici aussi, vous me direz... Ah... Je ne sais pas... j'ai passé la journée clouée à la table de la salle à manger à corriger des dictées et des examens, à préparer mes cours de la semaine qui vient.
Cette amitié, j'avais peur de l'avoir perdue. On ne s'écrivait plus depuis avril dernier... Nous nous sommes rencontrées à Montréal alors qu'elle travaillait à la Maison de la France. C'était en 1992. Avec des amis, nous lui avons fait visiter un peu Montréal. On a gardé contact. On se dit toujours qu'on va traverser l'Atlantique pour une petite visite. Je lui dis que ma maison est grande ouverte pour les accueillir, elle et sa famille. Je ne sais pas laquelle aura l'occasion de le faire en premier! J'essaie de soigner mes amitiés virtuelles et mes amitiés plus intimes. C'est la famille "tricotée serrée" que je n'ai jamais eue!
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dimanche 22 mars 2009
mercredi 11 mars 2009
Suis de retour sur la blogosphère
C'est sûr que ma présence est vraiment infime sur le blogue (j'ai même écrit trop vite et cela a donné "infirme", c'est tout dire). Je ne suis qu'une petite voix dans cet univers. Pendant 1 an et demi, je n'ai rien écrit ici parce que je trouvais que tout le monde l'écrivait et mieux que moi en plus.
Mais, ces temps-ci, ma vie file à la vitesse grand V et je trouve que je perds pied. Renouer avec le blogue me permettra peut-être de me défouler!
Mais, ces temps-ci, ma vie file à la vitesse grand V et je trouve que je perds pied. Renouer avec le blogue me permettra peut-être de me défouler!
dimanche 2 septembre 2007
Fièvre maçonnique
J'ai assisté ce soir à une représentation du Cirque des Shriners avec mes deux enfants. Banale et, à la limite peut-être, quétaine pour certains, cette soirée.
Et pourtant... Si vous saviez quel émoi a ressurgi du tréfond de mon âme... Vous savez que les Shriners sont des francs-maçons...
J'avais 9 ans environ quand j'ai entendu parler pour la première fois de la franc-maçonnerie. Mon idole, W.A. Mozart en faisait partie et j'étais très curieuse d'en apprendre plus sur cette mystérieuse confrérie. Cela se fit bien des années plus tard, suivant un scénario digne du Code da Vinci: bouquinant dans une librairie de Côte-des-Neiges, je trouve, inséré dans un ouvrage de philosophie, un feuillet portant un message qui allait à peu près comme suit: Tu es assoiffé(e) de connaissance, tu veux aller plus loin dans ta compréhension de l'Humain, tu veux participer à une oeuvre philantropique, à une confrérie mondiale? Viens assister à une réunion d'information sur la franc-maçonnerie. On indique un lieu sur la rue Notre-Dame ouest ainsi qu'une date, comme par hasard quelques jours plus tard. Pas de numéro de téléphone, pas de contact.
Je m'y rends au jour dit. Je repasse deux ou trois fois devant l'adresse, extrêmement déçue, car c'est un commerce désaffecté, avec des journaux plein les vitrines. Le quartier est lugubre... Il me passe par la tête qu'un psychopahe me guette, prêt à me sauter dessus. Mais, tout à coup, la porte s'ouvre, oubliant derrière elle un petit halo de lumière. Quelqu'un vient d'entrer! Je cogne à mon tour. Un homme très digne m'accueille. Oui, oui, c'est bien ici. Il me précède à travers le vieux magasin sombre, vide et délabré. L'idée du psychopathe me cogne aux tempes, mais je suis trop curieuse. Des conversations s'échappent d'une ouverture au fond à gauche. C'est le temple, la salle de réunion des frères: une grande salle, toute de bleu ornée, avec des constellations d'étoiles au plafond. Tout autour de ce salon, des fauteuils, bien sûr, mais aussi une corde au mur, du genre cordage de bateau qui fait tout le tour de la salle pour aboutir derrière le trône du Grand Maître où sont placés les célèbres compas et équerre. Nous sommes une dizaine d'invités dont 2 femmes. D'emblée, le Grand Maître de la loge nous apprend que celle-ci est exclusivement masculine, mais qu'il existe aussi des loges maçonniques pour les femmes et d'autres mixtes. D'ailleurs, une soeur est là pour nous en glisser quelques mots. Je ne peux pas tout raconter ce qui s'est dit ce soir-là, pas à cause d'un quelconque secret, non, non, mais bien parce que ce serait trop long.
Mais j'en ai appris beaucoup sur l'histoire de la franc-maçonnerie, sa philosophie, sur le profil des activités qui se déroulent au sein de la confrérie...
Je n'ai pas donné suite à mes démarches. C'était il y a 16 ans. Sporadiquement, je ressens un désir très fort d'aller frapper à la porte de l'Ordre maçonnique "Le droit humain". Il en existe quelques loges au Québec. Eh bien, j'ai la fièvre maçonnique, ce soir, mais elle s'estompera avec tout ce que j'ai à faire au sein de ma petite famille et à l'école. Les réunions ont lieu deux fois par semaine et sont obligatoires! Peut-être qu'un jour, quand les enfants seront grands, ce sera plus fort que tout...
Et pourtant... Si vous saviez quel émoi a ressurgi du tréfond de mon âme... Vous savez que les Shriners sont des francs-maçons...
J'avais 9 ans environ quand j'ai entendu parler pour la première fois de la franc-maçonnerie. Mon idole, W.A. Mozart en faisait partie et j'étais très curieuse d'en apprendre plus sur cette mystérieuse confrérie. Cela se fit bien des années plus tard, suivant un scénario digne du Code da Vinci: bouquinant dans une librairie de Côte-des-Neiges, je trouve, inséré dans un ouvrage de philosophie, un feuillet portant un message qui allait à peu près comme suit: Tu es assoiffé(e) de connaissance, tu veux aller plus loin dans ta compréhension de l'Humain, tu veux participer à une oeuvre philantropique, à une confrérie mondiale? Viens assister à une réunion d'information sur la franc-maçonnerie. On indique un lieu sur la rue Notre-Dame ouest ainsi qu'une date, comme par hasard quelques jours plus tard. Pas de numéro de téléphone, pas de contact.
Je m'y rends au jour dit. Je repasse deux ou trois fois devant l'adresse, extrêmement déçue, car c'est un commerce désaffecté, avec des journaux plein les vitrines. Le quartier est lugubre... Il me passe par la tête qu'un psychopahe me guette, prêt à me sauter dessus. Mais, tout à coup, la porte s'ouvre, oubliant derrière elle un petit halo de lumière. Quelqu'un vient d'entrer! Je cogne à mon tour. Un homme très digne m'accueille. Oui, oui, c'est bien ici. Il me précède à travers le vieux magasin sombre, vide et délabré. L'idée du psychopathe me cogne aux tempes, mais je suis trop curieuse. Des conversations s'échappent d'une ouverture au fond à gauche. C'est le temple, la salle de réunion des frères: une grande salle, toute de bleu ornée, avec des constellations d'étoiles au plafond. Tout autour de ce salon, des fauteuils, bien sûr, mais aussi une corde au mur, du genre cordage de bateau qui fait tout le tour de la salle pour aboutir derrière le trône du Grand Maître où sont placés les célèbres compas et équerre. Nous sommes une dizaine d'invités dont 2 femmes. D'emblée, le Grand Maître de la loge nous apprend que celle-ci est exclusivement masculine, mais qu'il existe aussi des loges maçonniques pour les femmes et d'autres mixtes. D'ailleurs, une soeur est là pour nous en glisser quelques mots. Je ne peux pas tout raconter ce qui s'est dit ce soir-là, pas à cause d'un quelconque secret, non, non, mais bien parce que ce serait trop long.
Mais j'en ai appris beaucoup sur l'histoire de la franc-maçonnerie, sa philosophie, sur le profil des activités qui se déroulent au sein de la confrérie...
Je n'ai pas donné suite à mes démarches. C'était il y a 16 ans. Sporadiquement, je ressens un désir très fort d'aller frapper à la porte de l'Ordre maçonnique "Le droit humain". Il en existe quelques loges au Québec. Eh bien, j'ai la fièvre maçonnique, ce soir, mais elle s'estompera avec tout ce que j'ai à faire au sein de ma petite famille et à l'école. Les réunions ont lieu deux fois par semaine et sont obligatoires! Peut-être qu'un jour, quand les enfants seront grands, ce sera plus fort que tout...
samedi 27 janvier 2007
Éteignez vos cellulaires!
Cet après-midi au Théâtre du nouveau monde, Benoît Brière campait Sganarelle, le sympathique valet de Don Juan incarné par le ténébreux James Hyndman dans la pièce de Molière. Bien que j'aie passé un agréable moment au théâtre, ce n'est pas des performances de ces deux grands comédiens dont il sera question ici, mais de civisme lors d'un spectacle. C'est que j'ai été presque choquée de la manière dont on nous a demandé d'éteindre nos cellulaires et tutti quanti. Cette tâche incombait à Benoît Brière lui-même qui, ayant recours aux techniques de la commedia dell'arte, mimait toutes les situations qui dérangent public et comédiens: le cellulaire, la montre à bip bip, le petit bonbon et son maudit petit emballage, les toux tonitruantes et les ronflements. J'ai beaucoup ri parce que c'était très drôle, mais, en même temps, j'étais consternée: faut-il que nous soyons rendus si barbares qu'il faille rappeler tout ça à un public avant le début de la pièce! Faut-il que nous soyons devenus si insensibles aux rappels discrets de «la voix venant du ciel» avant chaque spectacle pour que les comédiens doivent maintenant envoyer eux-mêmes un message visuel, sonore et percutant? J'ai honte pour nous tous! J'appelle mon vieux copain François Villon à la rescousse alors qu'il soupirait vers 1450: «Mais où sont les neiges d'antan?» (Ballade des dames du temps jadis)
jeudi 4 janvier 2007
Un petit coucou tout simple!
Voilà! Une de plus sur la blogosphère! Je n'ai aucune prétention pour le moment. Cela viendra sans doute avec l'âge...
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